Pesticides: "La Réunion en situation d'urgence sanitaire" s'alarme Delphine Batho

12 mars 2019 - 77 vues

Delphine Batho, présidente de Génération Ecologie, exprime "son indignation quant à la politique de l’Etat vis à vis de l’utilisation des pesticides Outre-Mer, abandonnés aux pires pratiques de l’agro-chimie, au mépris de la santé des travailleurs, des habitants et de la préservation d’une biodiversité exceptionnelle". 

Une récente étude de Santé Publique France, concernant l’utilisation des pesticides par les planteurs de canne à sucre réunionnais, a démontré une situation d’urgence sanitaire sur l’Ile de La Réunion, rappelle l'ex-ministre de l'Ecologie entre 2012 et 2013. 

Au cours de ces dernières années, l'exposition à ces substances a d'autant plus augmenté.

En effet, 88% des travailleurs de la canne à sucre étaient exposés à au moins un pesticide cancérogène, mutagène, reprotoxique ou perturbateur endocrinien en 2010, contre 44% en 1981.  

Et ce sont les pesticides classés "CMR" qui sont au coeur des préoccupations.

Ils peuvent provoquer cancer, infertilité et perturbation du système endocrinien.

Ils peuvent aussi avoir des effets sur la santé des enfants à naître alors que 25% des travailleurs exposés sont des femmes. 

Un rapport de l’association Générations Futures avait déjà démontré en 2018 que les fruits produits sur l’île contenaient davantage de résidus de pesticides.  

C'est pourquoi Génération Ecologie, soutenu par sa présidente Delphine Batho, exige désormais du désormais "que toute substance déjà interdite en métropole le soit à La Réunion, la transparence sur les autorisations et dérogations délivrées ces dernières années, l'ouverture d'une enquête exhaustive sur l’état de santé des travailleurs agricoles, un plan de sortie des pesticides pour que La Réunion devienne un territoire zéro-phyto à la pointe de l’agro-écologie".

Source : www.zinfos974.com

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